PCF LILLE/Cellule de Wazemmes

le blog des militants de la cellule de Wazemmes pour une info transparente déstinée aux militants, sympathisans ou citoyens.

28 mai 2007

L'inquiétant virage trotskisant du Président Chavez

Chavez6Au moment ou le président vénézuélien Hugo CHAVEZ décide de ne pas reconduire le droit d’émettre de la chaîne privée RCTV, le TF1 local, ce qui est une bonne chose, ce dernier semble entamer un inquiétant virage idéologique.

La révolution bolivarienne a été initiée par Chavez sur des bases révolutionnaires et patriotiques.

Elle s’enracinait tant dans le besoin d’émancipation de classes populaires méprisées par une bourgeoisie à la solde des intérêts américains que dans les structures mentales d’un peuple se définissant par sa diversité territoriale et linguistique et par un catholicisme inspiré de la théologie de la libération.

Cette alchimie, qui manifestait la volonté de s’appuyer sur le concret et le réel pour faire triompher la Révolution semble désormais menacée par une épuration idéologique aux causes assez troubles.

En effet, la création du parti chaviste unique, le PSUV, a été marquée par le refus de 3 partis que comptait la coalition bolivarienne de rejoindre ce mouvement : le parti communiste du Venezuela, le parti modéré PODEMOS et le parti PTT. Peu après, Chavez a enjoint les Vénézueliens d’étudier Trotski, et a affirmé que le modèle de transition vers le socialisme élaboré par celui-ci (dans les années 20 ndlr) était celui qui devait être celui utilisé au Venezuela.

Il apparaît donc comme probable que ce virage à 180 ° annonce un durcissement et un appauvrissement de la Révolution Bolivarienne, certainement sous l’influence de tenants de l’Orthodoxie trotskiste ayant réussi à gagner la confiance du Président et étant parvenu à le convaincre d’abandonner la Révolution Nationale et anti-impérialiste au profit d’une stricte application d’un dogme Trotsko-guévariste irréaliste et autoritariste.

Il reste néanmoins possible que le Président Chavez, qui a prouvé maintes fois sa détermination à lutter efficacement pour l’émancipation de son pays et de son continent reprenne ses esprits et reste l’inspirateur principal des peuples de notre temps dans leurs luttes et leurs cheminements respectifs vers le socialisme et la Démocratie qu’il a su devenir.

Posté par DvyD à 13:20 - opinion - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mars 2007

José Bové, la pleureuse à moustache

bovevendredi 16 mars 2007, trente minutes avant l’heure fatidique de la clôture du dépôt des parrainages d’élus, tel Phileas Fogg surgissant in extremis dans le grand salon du Reform-Club, l’Alter-sprinteur José Bové fait une entrée fracassante dans le Hall du conseil constitutionnel.

Après avoir remis à l’assesseur le précieux dossier contenant un nombre inconnu de paraphe d’édiles, l’alter-politicien déclame d’un air théâtral, bien dans son rôle d’alter-présidentiable-persécuté-par-les-vilains-partis, ce texte appris par cœur :

"D'après nos calculs, nous devrions avoir les 500 signatures, mais nous n'avons pas la confirmation certaine et officielle. Notre compte à nous est bon, mais nous sommes encore dans le suspense. D'après nos calculs ça va se jouer à 4 ou 5 voix dans un sens ou dans l'autre"

l’alter-inspecteur gadget a donc décidé que le « suspens » durerait encore jusque lundi.

« Chouette », doivent se dire les salariés en lutte d’Airbus, « vivement le prochain épisode ! »

« C’est encore mieux que Jack Bauer », doivent s’exclamer en haleine les salariés d’Energy Plast, dont l’usine est placée en liquidation judiciaire ;

« Quel beau scénario ! », affirment à n’en point douter les anciens de Metaleurop « vivement le dénouement ! ».

Après nous avoir ému en nous offrant le sacrifice de sa candidature pour « rebâtir l’unité », après avoir menacé d’une voix geignarde la candidate PS au cas ou il n’obtiendrait pas ses signatures,

L’alter-comédien à pipe nous fait aujourd’hui le coup du « ouf, il était moins une », ultime esbroufe d’une pré campagne au ras des maïs.

Bref, si avec José Bové candidat, « un autre monde est possible », c’est bien celui du bipartisme, du chômage de masse, du capitalisme financier et de l’Europe de Maastricht.

Posté par DvyD à 20:24 - opinion - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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